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« Il ne me le dit plus, il ne fait que le répéter.
Les psychanalystes, face à la notion de compulsion de répétition, cherchent à se situer entre deux positions extrêmes.
Pour certains, et ils sont nombreux, elle est d'emblée définie et décrite comme un mécanisme fonctionnel, et cette position pour le moins réductrice aboutit à lui dénier toute valeur clinique hors du principe de plaisir dont ils se refusent à remettre en cause la souveraineté. Une telle conception a bien évidemment pour effet de pulvériser la notion de compulsion de répétition telle qu'elle apparaît dans Au delà du principe de plaisir.
D'autres auteurs, au contraire, restent fidèles à l'argumentation freudienne dans ce qu'elle a de plus radical ; ainsi Pasche [34, 35, 36], sans pour autant contester l'utilisation éventuelle de la compulsion de répétition par le Moi en fait, en dernière analyse, une racine de notre comportement, un facteur primaire et irréductible ; non pas un moyen mais un besoin primaire qui existe indépendamment de toute conduite motivée et qui exprime dans son irréductibilité même ce que la pulsion a de plus opaque, de plus inconnaissable et de plus irrationnel. Une telle conception se heurte aux réticences de nombreux auteurs qui l'estiment entachée de présupposé métaphysique et cliniquement inutilisable. En outre, ils se refusent à associer les deux termes, instinct et mort, qui leur paraissent antinomiques.
Nous avons tenté dans ce travail d'éviter de relancer la discussion, toujours vive, toujours passionnante et parfois passionnée, entre les partisans et les adversaires de la dernière conceptualisation freudienne