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Dans le cadre très bref qui m'est imparti, je présenterai simplement quelques remarques à propos de certains types d'adolescents psychotiques. Je ne prétends donc pas envisager tous les aspects de la psychose à cet âge, je ne ferai qu'ébaucher ce qu'ajoute à la façon dont la maladie peut être comprise la notion de compulsion de répétition. L'adolescent psychotique, bien que ni l'adolescence ni la psychose ne soient envisagées par Freud dans les exemples qu'il donne pour dégager cette notion de compulsion de répétition, m'a paru présenter un certain nombre de traits intéressants. Chacun sait la force brutale et massive des investissements et leur labilité chez l'adolescent, apparemment aux antipodes de la rigidité monotone de la répétition ; mais chez certains adolescents on relève précisément cette tendance inconsciente à la répétition, sous des formes si particulières qu'elles signent effectivement la psychose, c'est ce que je vais développer à présent. Je citerai deux séries d'exemples dont la distinction se justifie essentiellement par leur maniement thérapeutique.
Au premier groupe se rattachent l'érotomanie et certains comportements très particuliers devant l'échec aux examens. On peut en rapprocher d'autres formes de schizophrénie où l'automatisme de répétition se fait jour de façon privilégiée au cours des traitements psychodramatiques. Dans ces séances de psychodrame, l'automatisme de répétition s'y montre non pas tant par le contenu latent que par le contenu manifeste. Si l'on préfère, l'inconscient n'a pas d'autre voie de décharge que celle que présente le malade, on serait tenté de dire : une fois pour toutes. L'anecdote, le sujet pris pour thèmes sont toujours rigoureusement identiques, présentés dans les mêmes termes, les rôles distribués de la même façon, le discours du malade est lui-même stéréotypé. Les thérapeutes peuvent bouleverser le jeu, modifier les données, le malade n'en continue pas moins, comme à son accoutumée. Il en va de même si le meneur