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« Laissez-nous maintenant rechercher quels étaient les problèmes, et quels chemins les reliaient à nos fantasmes. »
Le pouvoir fantasmatique concerne l'espace — temps — l'espacement du fantasme, comme survenue, imminence, réalisation dans la promesse ou la menace.
Si le texte est un tissu fait de tresse et de trame — de trace — il ne peut s'agir ici d'une explication de textes, où le thème de la castration reviendrait comme une navette.
Ce ne peut être non plus, le parcours d'un signifiant — (la castration) comme dans l'épistémologie matériologique de Roland Barthes dans S/Z analysant la Sarrazine de Balzac où d'ailleurs le moment mythique de la castration, dévoilant les sexes — la « réalité » de la castration et non pas seulement d'un tel ou une telle châtrés —, est complètement occultée : B' 434, p. 178. Ceci à propos du serpent coupé en morceaux comme dans L'Homme aux loups. L'espacement du texte de Freud se situe donc entre un prétexte (ce que lui a dit son patient) et un texte écrit comme, d'une main seconde, en seconde main.
Il n'y a pas d'unité signifiante au départ entre, disons « les fantasmes » de l'Homme aux loups et ceux de Freud. Les « problèmes » infantiles de l'Homme aux loups appartiennent à la mémoire de la sexualité. Cette mémoire est ressaisie à travers des réminiscences secondes qu'on peut appeler transfert.
L'espace et le temps sont aux lignes d'intersection entre cette mémoire et ces réminiscences. Le médecin analyste, dit Freud, doit se placer, comme l'inconscient, hors le temps. Pas dans le temps, la temporalité de la succession ; pas dans le temps du désir inconscient : son intemporalité (il est indestructible), car le temps, la temporalité du temps, suppose en même temps, Pintemporalité, et le « hors le temps », l'extemporel.