You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'importance croissante prise par le rôle des fantasmes en psychanalyse ainsi que l'évolution subie par l'acception donnée à ce terme ont eu pour corollaire une diminution relative de l'importance attribuée aux souvenirs et à la levée de l'amnésie, qui était si grande au départ. S'il a été, très tôt, question de fantasme, c'était dans une acception qui ne correspondait que partiellement à ce dont il s'agit à présent et avec un rôle également différent. Or si, aujourd'hui, l'élucidation des fantasmes les plus primitifs, leur réactivation et leur intégration par le sujet en analyse ont remplacé comme but celui de parcourir le trajet qui va du symptôme-réminiscence, par la voie de la reviviscence transférentielle, jusqu'à la reviviscence cathartique s'achevant en souvenir, il n'est pas pour autant question de considérer que le souvenir n'ait plus de rôle important dans le processus psychanalytique, même s'il est désormais plus une étape qu'une fin.
Les Etudes sur l'hystérie nous montrent l'histoire de cette première période. Les exposés de cas soulignent tout l'effort fait par le thérapeute pour provoquer le souvenir, ce qui a amené à découvrir le rôle de la résistance. La vaincre c'était récupérer le souvenir, la continuité de l'histoire du sujet se rétablissant alors. L'importance du souvenir ne pouvait avoir pour corollaire que celle de l'événement oublié par refoulement. Dans la « Communication préliminaire », signée par Breuer et Freud, se trouve la formule souvent citée depuis et qui a fait date: « C'est de réminiscences surtout que souffre l'hystérique. » La date est: décembre 1892.
De même, dans le dernier chapitre de l'ouvrage rédigé par Freud, sous le titre « Psychothérapie de l'hystérie », le symptôme hystérique est considéré comme ne différant nullement de l'image mnémonique,