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Ce sous-titre un peu baroque où l'écho prolongé des F répétitifs forme comme un souffle, un zéphyr, ffffff… un soupir. Un soupir en langage musical c'est un silence : un silence est un signe qu'on n'entend pas mais qu'on écoute sans savoir ; intervalle entre deux notes ou entre deux thèmes, il peut selon sa durée déterminer un certain rythme ; il peut ainsi faire varier la mélodie pour lui donner un autre effet. Silence sans soupir du psychanalyste signe de l'immuabilité de sa position, soupir d'impatience ou même d'assoupissement, fantasme ou bien réalité ? Signe réaliste des limites trop humaines de sa position de démiurge : murmure approbatif invitant à la relance, à la variation sur le thème inauguré… Silence plein ou silence vide, celui de la recherche inquiète et de la découverte qui aussitôt s'évanouit, vide que l'on voudrait sans fond, qui pourtant ne cesse de buter vers les limites insaisissables de la répétition… Silences inquiétants, bruits que l'on voudrait silences de la scène première…
Pourquoi donc est-il si classique de considérer la séance d'analyse comme une scène primitive ? Certes dans bien des cas une telle comparaison s'impose, parfois même dès les premières séances. Ne voit-on pas la plupart des patients se livrer, dans le lieu même où ils associent, à une activité de repérage à partir des éléments du décor, mobilier, tableaux, bibelots ou encore livres épars sur le bureau du psychanalyste. Mais une question alors se pose : pour qui cette scène primitive ? et où ? pour le patient qui associe sur le divan, ou pour celui qui attend dans la salle d'attente et peut parfois entendre murmures, soupirs, voire gémissements et pleurs ? Faut-il que l'analysé soit dans