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Je vais vous parler d'une malade qui m'a été adressée par un camarade, médecin, en formation psychanalytique.
C'est une fillette de 12 ans qui est dans un état d'extrçme anxiété. Cet état devient de jour en jour plus aigu. Précédemment elle a passé par d'autres phases semblables qui ont été traitées pharmacologiquement, ce qui a apporté une amélioration passagère. Mais l'anxiété réapparaît toujours et, cette fois, elle se manifeste plus aiguë et tenace.
La patiente est paralytique cérébrale. Quand j'ai vu ses parents pour la première fois, ils m'ont raconté que la fillette a très peur de tomber. Elle ne veut pas bouger de son lit puisqu'elle ne peut vaincre la crainte de choir de sa chaise. Elle reste éveillée jour et nuit, et ne peut dormir que par brèves périodes. Elle n'a d'autres contacts sociaux que ceux strictement nécessaires avec ses parents. Elle se plaint quelquefois de difficultés respiratoires.
Le camarade qui me l'envoie pense que c'est une fillette fort intelligente et qui peut profiter d'une aide psychothérapique.
Quant à son encéphalopathie, elle a été traitée pendant de longues années par un éminent neurologue qu'elle voit encore de temps en temps. Sur les indications de celui-ci, elle a fréquenté pendant quatre ans un centre de récupération.
La réalité externe. — Comme je l'ai déjà dit, c'est une fillette de 12 ans, paralytique cérébrale ; elle ne peut se tenir debout et est très limitée quant à la motricité volontaire de ses bras.