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Je voudrais souligner ici certains aspects de l'incorporation imagoïque par rapport à l'introjection en insistant tout particulièrement sur l'importance dans les manifestations psychiques qui en découlent de la dissociation entre les facteurs économiques et l'élément signifiant.
Si l'on admet (après Ferenczi, Freud, Abraham, Melanie Klein) le rôle fondamental du mouvement introjectif (jeté en dedans), on remarquera que l'on se trouve placé dès l'abord dans une distribution topique d'une part (avec un dedans et un dehors) et dans une référence économique.
De nombreux auteurs ont repris par la suite cette notion pour en développer les aspects majeurs, et parmi eux, plus récemment, Pierre Luquet, au Congrès de Paris en 1961 (rapport sur les identifications précoces), a synthétisé dans un rappel particulièrement complet les aspects essentiels de ce que l'on convient d'appeler l'introjection proprement dite qu'il oppose clairement dans les pages qu'il lui consacre à cette autre manifestation de la psychogenèse orale : l'incorporation imagoïque.
Plus récemment, Maria Torok, dans son étude sur La maladie du deuil et le fantasme du cadavre exquis, nous a fourni, à travers une compréhension personnelle de Ferenczi, des éléments complémentaires de cette vision. Elle définit l'introjection comme ayant la valeur « d'un processus d'inclusion — à propos d'un commerce objectai — de l'inconscient dans le Moi »…
Elle précise en outre ce point capital que : « Ce n'est point l'objet qu'il s'agit d'introjecter comme on le dit facilement, mais l'ensemble des pulsions et de leur vicissitude dont l'objet est l'à-propos et le médiateur. »
Elle apporte enfin cette note originale et séduisante quant au rôle de l'incorporation imagoïque qu'elle considère comme « un langage qui ne fait que signifier l'introjection (et non pas l'accomplir), le langage