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« Qu'y a-t-il de plus engageant que l'azur si ce n'est un nuage à la clarté docile ?
Voilà pourquoi j'aime mieux que le silence une théorie quelconque, et plus encore qu'une page blanche, un écrit quand il passe pour insignifiant.
C'est tout mon exercice et mon soupir hygiénique. »
Généralement, quand on parle de prise de conscience de classe, on entend deux ordres de phénomènes complémentaires : une démythification qui met en cause la structure ou le fonctionnement social prédominant, une praxis qui achève cette démythification en l'authentifiant, c'est-à-dire en modifiant, voire en renversant l'ordre ou le système social en vigueur. Quand un psychanalyste parle de prise de conscience, il n'entend pas seulement un mouvement de démythification qui s'opérerait chez son patient, il introduit pour lui-même et à son insu un mythe, ce mythe étant fondé sur ce qu'il désire, ou sur ce qu'il attend de la prise de conscience de son patient. Des « prises de conscience », l'analyste en a vécu durant sa propre analyse, il en a tiré sa propre croyance aux vérités premières de la psychanalyse, et sans doute le désir de la transmettre. Au cours de sa pratique, en écoutant ses patients, il a pu pour lui-même faire des « découvertes » en même temps qu'il a tenté de transmettre ses interprétations en espérant qu'elles soient non seulement acceptées mais aussi qu'elles aient un effet décisif pour le déroulement de la cure.
En face d'une interprétation qui est rejetée, le psychanalyste a toujours la possibilité de penser par-devers soi que son interprétation est bonne et que le refus de son patient est une manifestation de sa