You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Voici quatre ans, j'ntroduisais ici le problème des états limites, sous l'angle d'une discussion concernant un concept à mon sens non dénué d'une certaine ambiguïté. Bergeret récemment reprenait la question en y introduisant des références aux travaux étrangers plus récents. Sa position résolument clinique jusque dans son approfondissement métapsychologique se différencie nettement de la mienne. En effet je préfère n'envisager le concept d'état limite que dans sa perspective heuristique, à mon sens plus féconde sur le plan métapsychologique.
Depuis mon premier exposé, j'ai poursuivi bien sûr un effort d'élaboration du problème. Il faut préciser pour être plus objectif que mon champ d'expérience s'est modifié, en ce sens que la pratique analytique y a pris, durant ces dernières années, la prépondérance par rapport à la clinique hospitalière. Si déjà l'ambiguïté de la dimension économique trop exclusive qui a permis d'individuaHser les états limites m'était apparue dès mon premier travail, il m'a bien semblé que cette ambiguïté ne se résolvait pas lors d'une étude plus approfondie. C'est donc de la suite de ce premier travail qu'il sera question ici.
Le plan de la présente étude sera le suivant :
A partir d'un certain type d'organisation du Moi que j'ai pensé pouvoir individualiser dans ma pratique quotidienne, j'en soulignerai les aspects spécifiques, certains d'entre eux superposables point par point à ceux qu'a cru pouvoir récemment individualiser Bergeret. Mon argument est que ces aspects presque exclusivement économiquement fondés nous autorisent moins à parler d'états proprement dits que de modifications du Moi au sens freudien et c'est une discussion sur cet exclusivisme économique qui fera l'objet d'un deuxième chapitre.