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Le transfert fait partie intégrante de la psychanalyse. Il existe sur ce sujet une vaste littérature, largement diffusée. Dans la plupart des publications, sur quelque sujet psychanalytique que ce soit, on peut trouver — et elle n'est pas toujours facile à découvrir — quelque référence au transfert. Il constitue nécessairement la matière principale des articles et traités de technique psychanalytique ; mais, remarque Fenichel : « Il est étonnant de constater combien la part consacrée à la technique psychanalytique est réduite, parmi la très abondante littérature psychanalytique, et combien plus réduite encore la partie qui traite de théorie de la technique. » Il n'y a pas une seule publication qui englobe à la fois tous les faits connus et les diverses opinions. Cela est d'autant plus remarquable que l'on soutient au sujet du mécanisme du transfert des opinions divergentes et que son mode de production semble particulièrement peu compris. En l'absence d'une critique d'ensemble, l'étudiant peut bien se trouver dans l'embarras lorsqu'il découvre que la plupart des auteurs, avant d'aborder leur sujet, jugent nécessaire de donner leurs interprétations personnelles de ce qu'ils entendent par « transfert » et « névrose de transfert ». Ce fait est bien illustré par le livre de Fenichel sur La théorie des névroses qui, contenant plus de 1 640 références, n'en indique qu'une dans la rubrique du transfert.
Le manque de connaissances sur la causalité du transfert paraît être passé tout à fait inaperçu. On semble avoir tacitement admis le sujet comme pleinement compris. Fenichel, par exemple, écrit : « Freud fut tout d'abord étonné lorsqu'il rencontra le phénomène de transfert; aujourd'hui les découvertes de Freud en rendent la compréhension facile, sur le plan théorique. La situation analytique induit le développement de manifestations dérivées du refoulé, et en même temps une résistance s'y oppose… le patient prend à tort le présent pour le passé. » Si l'on examine