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On dirait une fable de La Fontaine, mais c'est un essai de psychopathologie de l'enfant qui m'a paru original en ce qu'il ouvre le discours psychanalytique sur l'enfant et par conséquent sur l'adulte dont il faut bien souvent retrouver l'enfant qu'il était pour le comprendre dans le temps présent.
Les grands thèmes de cet essai sont : la solitude de l'enfant, solitude normale, nécessaire mais qu'il faut reconnaître et comprendre ; la situation de l'enfant par rapport au langage et par rapport à la mort, la mort étant ce que l'enfant vit en lui d'atteinte en son corps lorsque son besoin physique n'est pas satisfait, et le désir de détruire l'autre, celui qui précisément semble s'opposer à cette satisfaction. Ces thèmes sont liés, l'enfant se sent seul parce qu'il ne dispose pas d'un langage suffisant pour se faire bien comprendre de l'adulte, ou se parler à lui-même en l'absence de l'autre ; or, ce langage c'est justement l'adulte qui va l'y introduire mais suivant son désir propre et les nécessités auxquelles lui-même est soumis ; c'est ainsi que peut s'organiser un langage pathologique car, disposant d'un champ sémantique réduit, l'enfant ne peut dire tout ce qu'il a à dire, alors il le dira autrement que par des mots, il le dira par un comportement; et ce comportement sera étiqueté trouble quand il témoignera de l'affrontement des désirs de l'enfant et des parents, mais, dit l'auteur : « Il est permis de penser que les contraintes éducatives lui donnent assez de possibilités d'expression par l'usage qu'il en fait, pour lui permettre de ne pas rechercher d'autres modes d'expression plus évidemment pathologiques… » A noter qu'il ne faudra pas prendre pour trouble une attitude d'opposition ou d'impuissance normale. Mais ce désir des parents qu'en est-il exactement ? Au moment ou la triangulation est « contestée » parce que sa formulation simpliste a justement trop simplifié, on peut à partir de ce qu'écrit Bruno Castets retrouver la complexité de la situation de l'enf