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Il est de tradition que le rapporteur conclue le Congrès. Je trouve cela une tâche extrêmement lourde, car il est difficile de trouver le temps de réflexion nécessaire pour élaborer des réponses satisfaisantes aux choses fort intéressantes qui ont été dites pendant ces journées.
Je retiendrai la critique de Diatkine, reprise aussi par Gressot, qui regrette que ce travail manque de définition de l'inhibition et de l'intelligence. Je dois dire que j'ai reculé devant ces définitions parce que je crois qu'elles ne peuvent venir qu'à la fin des débats, contrairement à ce qu'on nous apprend à l'école. Je me suis même demandé, à la fin de cette discussion, si j'avais parlé de quelque chose qui existait vraiment ; j'en ai éprouvé un certain sentiment d'irréalité. En fait, j'étais partie de l'idée d'amener les réflexions des psychanalystes sur un concept clinique qui n'est en effet pas un concept spécifiquement psychanalytique. Ce serait plutôt une notion de sémiologie psychiatrique.
Le point soulevé par Evelyne Kestemberg, qui est le problème de l'organisation du préconscient — également abordé par Marty à propos de la pensée opératoire —, me paraît extrêmement important et son rôle dans le mode de fonctionnement intellectuel mériterait certes un développement approfondi.
Les exemples apportés par Annette Watillon d'inhibitions intellectuelles spécifiquement féminines rejoignent les questions étudiées par Janine Chasseguet. Les problèmes d'inhibition spécifique à chaque sexe nous ramènent à l'intégration propre de leur narcissisme et nécessiteraient de nombreuses réflexions.
J'ai beaucoup apprécié les importantes communications qui ont été apportées ici, notamment celles de Marty, Fain et Braunschweig, Begoin, Duyckaerts… et il m'est difficile de citer toutes celles qui ont été présentées dans les différents groupes de travail. A la réflexion, ces travaux me semblent plus des compléments, ou des développements de certains points de mon propre rapport qu'une discussion de celui-