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Comme les organisateurs du Congrès le souhaitaient, ce compte rendu des travaux du groupe est davantage destiné à dégager les problématiques apparues au cours de la journée qu'à résumer des discussions.
Le cas très intéressant présenté par Mme Godfrind Van Thiel, d'une fillette de dix ans traitée pour son inhibition scolaire, a attiré notre attention sur un certain nombre de points :
1° Celui de la relation précoce avec une mère dont la fragilité narcissique compensée par le conformisme dans tous les domaines nous a donné un exemple des conditions d'instauration d'un « faux self ». Plus précisément, le fait que cette enfant ait eu à sept mois les mains attachées pour qu'elle ne suce pas ses doigts a induit la question du vécu corporel, moteur, auto-érotique dans l'élaboration de la fonction fantasmatique et de la pensée.
2° Celui de la qualité d'investissement par les parents du fonctionnement intellectuel. Ici l'intérêt n'était suscité que par l'aspect social valorisant et le conformisme, et ne jouait aucun rôle économique réel dans la famille. La désmhibition relative obtenue par la psychothérapie s'est trouvée remise en cause par le choix d'un établissement scolaire qui ne tenait aucun compte des capacités de l'enfant et n'était guidé, là encore, que par le prestige social. Que peut représenter alors le fonctionnement intellectuel dans l'économie narcissique de l'enfant ? Il y manque toute l'élaboration du fantasme inconscient au niveau du préconscient.
3° Dans certains cas l'échec scolaire peut alors représenter le seul moyen de retrouver une certaine autonomie, alors que, dans d'autres cas (un exemple en a été donné), une réussite très brillante peut servir de défense narcissique contre la relation objectale. La question a été posée à ce propos des moyens intellectuels qui induiraient une solution plutôt qu'une autre.