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Notre intention est de présenter un cas d'inhibition intellectuelle chez l'enfant en guise d'introduction à la journée de travail consacrée à l'enfant dans le cadre du Congrès international des Psychanalystes de Langues romanes de 1972.
Avant d'aborder l'exposé de l'observation, nous souhaitons faire quelques remarques préliminaires.
Notre souhait réside essentiellement dans l'apport d'un matériel susceptible d'ouvrir la discussion. Le cas que nous avons choisi ne présente pas de particularités cliniques remarquables. Il nous semble, au contraire, représentatif d'une clinique assez courante de l'inhibition intellectuelle chez l'enfant. Mais il a le mérite d'inclure des comptes rendus fidèles de la psychothérapie qui avait été entreprise. C'est pour cette raison que nous l'avons synthétisé et commenté, consciente, par ailleurs, de lacunes certaines. En effet, il s'agit d'une observation ancienne. A la relecture, certains aspects de technique peuvent être remis en question au niveau de la psychothérapie. D'autre part, nous avons dû limiter nos informations à celles dont nous disposions dans le dossier sans pouvoir les compléter, puisqu'il s'agit d'un dossier clôturé depuis plusieurs années.
Il est des interrogations qui resteront toujours sans réponse.
Malgré ces restrictions, il nous a paru intéressant de présenter cette observation.
Linda a près de 10 ans lors de la consultation. Sa mère demande l'entretien uniquement pour des raisons scolaires. Linda a des résultats déplorables et risque de doubler la quatrième année du cycle primaire. Elle est distraite, rêveuse, peu mobilisable. Son échec scolaire irrite beaucoup la mère, qui ne mentionne, par ailleurs, aucune autre plainte ; dans sa description du développement psychomoteur, elle insistera sur la normalité de sa fille.