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Avant de commenter le texte de Mme Guillemaut, permettez-moi de faire une double mise au point :
— Je n'ai ni expérience clinique, ni connaissances particulières concernant les cures d'alcooliques ; c'est donc en tant qu'analyste « en général » que je commenterai cette analyse.
— Il s'agit d'émettre des hypothèses au sujet d'un patient que je ne connais pas ; pour ce faire, je dois me baser sur un texte forcément fragmentaire et en l'absence de son auteur : ceci donne un caractère particulièrement hypothétique aux conclusions que je pourrai tirer de ce matériel clinique. A chacun d'imaginer, selon ce qu'il est, le fil conducteur qui donne son sens à une observation clinique particulièrement riche et évocatrice.
C'est sous l'optique de la perte d'objet, de l'identification maso-chique au père et de la fuite devant l'angoisse de castration que je serais tentée de revoir ce compte rendu d'analyse.
Voici donc ce garçon : nous le reverrons à l'âge de 6 ans ; fils d'un père tuberculeux, alcoolique et commis voyageur, il deviendra lui-même tuberculeux, alcoolique mais professeur de Faculté. Fils d'une mère diabétique, il deviendra aussi diabétique.
Il accompagne un jour son père en tournée d'affaires, car il a été chargé par une mère industrieuse et inquiète d'être (pour un moment et en apparence) le père de son père. II. doit, à 6 ans, surveiller. son papa. C'est, sur l'ordre de la mère et avec sa complicité explicite (dans le double registre de la contrainte anale et de la séduction narcissique