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Comme sujet de ma communication j'ai choisi la relation entre la pulsion et la fonction cognitive dans deux textes auto-analytiques de Freud : le rêve de la monographie botanique et le souvenir-écran de la scène dans la prairie. Ce que je me propose de vous communiquer n'est rien d'autre que le schéma d'une recherche en cours, dont les conclusions, pour autant qu'elles s'ébauchent déjà, paraissent avoir des points de contact avec le sujet discuté au cours de ce Congrès. En appelant ma contribution « schéma d'une recherche » je pourrais tout aussi bien parler de « squelette d'une recherche », car je laisse ici de côté beaucoup d'éléments touchant à la recherche propre pour me concentrer surtout sur les résultats. Les investigations laborieuses qui ont mené à ces résultats, et qui pourraient justifier et nuancer ceux-ci, feront probablement l'objet d'une publication ultérieure. Elles font suite à des recherches ou des notes scientifiques publiées par Velikovsky (1941), Bernfeld (1946 et 1951), Fromm (1951 et 1959), Buxbaum (1951), Jones (1954), Anzieu (1959), Grinstein (1961 et 1968), Abbott (1966), Lehmann (1966), Leclaire (1966, 1966, 1967, 1968 et 1971), un auteur anonyme publiant dans la revue Scilicet (1970), Rifflet-Lemaire (1970), et De Wolf (1972) [1]. Les résultats de notre étude peuvent être synthétisés en cinq points, qui s'articulent sur cinq étapes de la recherche mais qui constituent, en fait, cinq aspects d'une même vue globale.
1. Le rêve de la monographie botanique occupe une place de choix dans la série des rêves auto-analytiques de Freud [2]. Quoique familier à tous ceux qui pratiquent ou étudient la psychanalyse, il peut être utile d'en rappeler le contenu manifeste :