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La notion de compulsion de répétition, tout comme celle d'instinct de mort, a été reçue avec une certaine ambivalence par les psychanalystes. Certains y voient Tun des phénomènes les plus importants de la vie psychique, normale et anormale, et l'un des problèmes les plus difficiles dans la thérapie psychana-lyrique ; d'autres ne savent qu'en penser ou en dire ; d'autres encore la nient. Habituellement les critiques l'admettent ; non pas selon la formule de Freud, au delà du principe de plaisir, mais plutôt à l'intérieur de ce principe. Un fait parmi d'autres semble rendre compte de cet état de choses : c'est la diversité des formulations données à la notion de compulsion de répétition dans les écrits de Freud; cette notion semble avoir plusieurs sens. Dans mon article Le développement et les problèmes de la théorie des instincts, j'ai tenté de distinguer les diverses significations de cette conception : « Le concept de compulsion de répétition est complexe, il a plusieurs aspects :
« 1. La compulsion de répétition est l'expression de « l'inertie » de la matière vivante, de son « aversion à abandonner une ancienne position pour une nouvelle », donc une tendance conservatrice toujours prête à maintenir un même état de choses.
« 2. Il y a donc un penchant à se tenir à certaines formes d'adaptation, à certaines voies détournées, en réaction à une quelconque perturbation des processus habituels. Cela pourrait s'intituler « l'impressibilité de la vie » (2). Une fois acquises, ces adaptations sont maintenues et multipliées. Sous cette rubrique pourraient se situer la loi de base de la biogenèse et le concept biologique de reproduction en général.
« 3. La nature conservatrice de la vie ne s'exprime cependant pas uniquement dans le maintien et la reproduction de processus déjà établis, on la trouve aussi dans une tendance à regarder en arrière, qui vise à surmonter, voire même à abandonner des adaptations imposées, et à instaurer des situations plus primitives, c'est-à-dire hi