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En rédigeant ce travail je me suis heurtée à deux ordres de difficultés: l'une étant le danger de «réifier et d'embaumer», selon l'expression de J. Gillibert dans sa critique du livre de O. Mannoni, Clefs pour l'imaginaire, figer les processus en essayant de les décrire et, ce faisant, les dénaturer; l'autre: intervenir dans une observation écrite qui ne peut jamais remplacer la présence aux séances, a fortiori intervenir dans cette observation du cas Dora que Freud signale lui-même comme étant partielle et tendancieuse.
En ce qui concerne le premier ordre de difficultés: il me semble que Freud n'a pas échappé non plus à la tentation de faire du freudisme, cette observation de Dora en est un exemple par son désir de l'intituler Rêve et hystérie, et par l'erreur de date qu'il fait en situant le traitement en 1899, année de publication de La science des rêves. Néanmoins, il y échappe grandement par l'ouverture qu'il opère dans les conclusions; j'espère suivre son exemple et ne donner qu'un éclairage plutôt que de chercher à dire le dernier mot. En ce qui concerne le deuxième ordre de difficultés: là aussi Freud nous facilite la tâche en disant de cette observation que «ce qui en constitue la qualité et la rend propre à une première publication d'introduction à la psychanalyse», sa clarté particulière, est en rapport intime avec son grand défaut qui fut la cause d'une interruption prématurée: «Je ne réussis pas à me rendre à temps maître du transfert.» Ce qui nous encourage à rechercher les indices du transfert dans cette lecture et à examiner la supériorité du transfert par rapport au rêve comme mode d'expression dans la cure.
Le rêve comme le transfert est l'expression d'un désir, «ils sont taillés dans une même étoffe», dit O. Mannoni dans son article sur «Le rêve et le transfert». Le désir infantile a un caractère d'actualité dans ces deux productions mentales.
Dans leur travail sur Les aspects fonctionnels de la vie onirique, M. Fain et Ch. David arrivent à la conclu