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Lorsqu'il rédige, en 1900, l'observation de Dora, Freud a dégagé, remanié et précisé les caractères cliniques de la névrose hystérique; mais il a déjà aussi une notion assez précise de ce qu'il appelle lui-même la structure de l'hystérie.
Dans la première partie de ses travaux (Etudes sur l'hystérie, Esquisse), il postulait que l'existence d'un incident sexuel traumatique relativement tardif était nécessaire à la formation d'un symptôme hystérique par refoulement et effet d'après coup. Progressivement, aidé en cela par son auto-analyse qui a joué un rôle capital dans ce changement de perspective, il a remis en cause la nécessité de l'événement dans «sa réalité», car, pense-t-il, les données de la mémoire ne peuvent fournir aucune garantie d'objectivité; il n'existe dans l'inconscient aucun indice qui permettrait de distinguer «la réalité de la fiction investie d'affect». Il découvre alors le rôle et l'importance du fantasme. Ces fantasmes, écrit-il à Fliess, «se produisent par combinaison inconsciente de choses vécues et de choses entendues». Plus loin, toujours dans sa correspondance avec Fliess, il précisera que les fantasmes se forment par «un processus de fusion et de défusion analogue à la décomposition d'un corps physique combiné à un autre». En outre, les fantasmes sexuels, il le souligne, se jouent toujours autour du thème des parents: leur but semble être de revenir aux scènes primitives. Quelques pages plus loin, il note que derrière le souvenir comme derrière le fantasme, la véritable force motivante est constituée par le désir. Ainsi, les symptômes comme les rêves sont des réalisations du désir. Quant à la bisexualité de l'hystérique, elle est prise en considération mais avec prudence; elle est exprimée comme un «coup de chapeau» à son ami Fliess dont c'est le domaine réservé. Il faudra attendre 1905 (Les fantasmes hystériques et leur relation à la bisexualité) pour lire que «Tout symptôme hystérique est l'expression d'une part