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Des idées de Freud sur le mot d'esprit en général et l'humour en particulier, je ne retiendrai ici que quelques points.
En 1905, 1) il insiste sur un fait essentiel: ce sont les mêmes transformations qu'on peut mettre en évidence dans le mot d'esprit et dans le rêve. Ces transformations sont le déplacement, la condensation et la représentation indirecte. Or le langage utilise les mêmes transformations (1). Les tropes sont des déplacements et/ou des condensations, les métaphores sont des représentations indirectes et/ou des déplacements. Mais il faudra attendre Chomsky pour que les transformations soient utilisées en linguistique au sens rigoureux de règles qui caractérisent les relations transformationnelles entre les structures profondes et les structures de surface (2). A lire Chomsky les opérations de transformation peuvent être décrites en termes de condensation et de déplacement. Notons que toutes ces transformations sont inconscientes aussi bien pour Chomsky que pour Freud et que Freud donne, à la page 190, ligne 4 de la S.E., cette définition rigoureuse et souvent oubliée: «Les processus inconscients sont ceux, et seulement ceux, de la petite enfance.»
2) Autre fait essentiel: le rôle du plaisir est éminent. Soit sous forme de jeu, lié semble-t-il à l'économie des défenses d'inhibition, soit plaisir de la fonction, plaisir de la maîtrise, soit retour à la liberté et rejet de l'éducation. A cette mise en évidence du plaisir il faut lier la description en termes économiques, il est souvent question d'équilibre (donc probablement de régulation).
En 1929 Freud insiste et fait de l'humour «un changement dynamique