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S'il fallait, pour montrer la nécessité dans l'œuvre de Freud du lien qui rattache la seconde topique à la première, retenir un thème exemplaire unique, je crois qu'on ne pourrait en choisir de plus probant, sinon de plus important, que celui de l'humour et du comique. Il se trouve en effet que, par une circonstance singulière, l'humour à la manière de l'article de 1927 ne remet pas seulement en question l'humour à la façon de 1905 tel qu'il est compris au dernier paragraphe du chapitre VI (1) du Mot d'esprit dans ses rapports avec l'inconscient. Il appelle aussi un regard nouveau sur les notions d'esprit et de comique, qui forment la matière principale de l'ouvrage de 1905: un regard que Freud n'a pas donné, les forces, le temps ou le désir lui ayant manqué pour poursuivre jusqu'à leur terme les conséquences de la révision qu'il avait opérée sur un point particulier d'une théorie d'ensemble. Car il ne paraît pas douteux que les modifications qu'il a introduites en 1927 dans sa problématique vont très au-delà du genre humoristique étroitement entendu, et s'avèrent de nature à éclairer des incertitudes qui affectent toute sa conception première des phénomènes apparentés. L'analyse de ces phénomènes se présente donc, à certains égards, comme inachevée chez Freud; et dans le cas précis, l'élaborer davantage revient à étendre le bénéfice de l'approche métapsychologique — définitive — de la dernière période de son œuvre à un domaine qu'on s'accorde le plus souvent à abandonner à tort à une systématisation précoce dont je pense qu'elle ne peut ici se suffire à elle-même.
Analyse inachevée? Mise au point insatisfaisante? Sans doute, et pour l'auteur lui-même. James Strachey et Ernest Jones soulignent