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«Il n'y a rien de moins compatible avec les aptitudes de l'homme que la psychanalyse.»
(Freud, lettre à Binswanger, 28 mai 1911.)
De n'avoir pu nous décider dans le choix des traductions possibles du titre du livre de Schur, nous a amené à prendre un autre titre; les ouvrages de la Série Noire nous ont accoutumés à ce procédé de traduction analogique d'un titre par un autre en vue de marquer ainsi, tout en la redoublant, l'étendue qu'en a le sens.
Pourquoi évoquer un genre que d'aucuns pensent mineur. C'est qu'à nos yeux ces romans posent de façon répétitive, élémentaire, et pour ainsi dire dépouillée, la question de la violence de la mort où, seul, le corps accrédite la nature de l'énigme: ici, moment choisi d'une mort qui n'est pas un suicide, mort introduite par un autre et qui n'est pas un crime, livre qui suit le mystère du cadavre et après quoi la vie continue.
Le livre de Schur est le Livre de la Mort de Freud. Plus de cinq cents pages nous amènent à un dénouement qui tient en quelques dernières lignes.
«La phase ultime arriva quand il devint difficile de lire. Freud ne lisait pas au hasard mais choisissait soigneusement les livres dans sa bibliothèque. Le dernier livre qu'il lut fut La peau de chagrin de Balzac. Quand il l'eut terminé, il me fit, en passant cette remarque: «Ce livre était fait pour moi; il a quelque chose à voir avec le rétrécissement et l'inanition»… Comme il est étrange qu'il ait choisi de lire ce livre avant d'écrire le mot «fin» de sa propre histoire… Le jour suivant, le 21 septembre, alors que j'étais assis au bord de son lit, Freud me prit la main et me dit: «Lieber Schur, Sie errinnern sich wohl an unser erstes Gespräch. Sie haben mir damais versprochen mich nicht im Stiche zu lassen wenn es so weit ist.» «(Mon cher Schur, vous vous souvenez certainement de notre première conversation. Vous m'avez alors promis de ne pas m'abandonner quand mon temps serait venu. Maintenant tout n'est plus que torture et n'a plus de sens.»)
«Je lui dis que je