You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Il faut chercher l'origine de cette brève communication dans un nombre d'études déjà publiées. On trouvera un résumé et les références détaillées de ces études dans l'article de J. Sandler et W. G. Joffe, «Towards a basic psychoanalytic model», publié dans l'Liternational J. Psycho-Anal., 50, 1969, 79-90, et J. Sandler, «The role of affects in psychoanalytic theory» dans Physiology, Emotion and Psychosomatic Illness, Ciba Synposium 8 (new series), A.S.P., Amsterdam, 1972.
Le but de cette brève présentation est de formuler un point de vue de l'Idéal du Moi qui pourrait éventuellement compléter l'excellent et profond essai de J. Chasseguet. En principe, nous partageons ses opinions en bien des points, notamment l'aspect clinique qu'elle a présenté et élaboré avec tant de sensibilité.
Avant d'aborder nos propres commentaires nous avons pensé qu'il serait bon d'indiquer le point de départ que nous avons choisi pour nos remarques au sujet de l'Idéal du Moi. On en trouvera un résumé très condensé dans «Towards a basic psychoanalytic model» ainsi que dans diverses communications antérieures. Dans cette optique, la psychologie psychanalytique peut être considérée comme une psychologie d'adaptation intrapsychique. On peut ainsi considérer le développement de l'appareil mental comme la conséquence de tous les processus qui ont eu lieu depuis la naissance bien que naturellement cet appareil obéisse à des lois de maturation bien définies. Certainement, les changements de maturation eux-mêmes exigent une réadaptation de l'appareil psychique. En ce qui concerne le fonctionnement de l'appareil mental nous sommes de l'avis qu'il s'adapte d'instant en instant de la «meilleure» façon possible à toutes les exigences qui se présentent à lui. Dans ce sens l'appareil (et notamment la partie qu'on appelle le Moi) a pour fonction, entte autres choses, de résoudre des problèmes (problem-solving). A n'importe quel moment donné la «meilleure» solution se base sur des critères subjectifs conscie