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«Tu ne te feras aucune image sculptée, rien qui ressemble à ce qui est dans les cieux là-haut ou sur la terre ici-bas ou dans les eaux au-dessous de la terre.»
«Cet artisan n'a pas seulement le talent de faire tous les meubles, il fait encore toutes les plantes et il façonne tous les êtres vivants et lui-même; ce n'est pas tout: il fait la terre, le ciel, les dieux, tout ce qui existe dans le ciel et tout ce qui existe sous la terre chez Hadès (…). Le nom (…) qui me paraît le mieux lui convenir est celui d'imitateur. (…) L'art d'imiter est (…) bien éloigné du vrai, et, s'il peut tout exécuter, c'est, semble-t-il, qu'il ne touche qu'une petite partie de chaque chose, et cette partie n'est qu'un fantôme (…). Le peintre n'en fera pas moins, s'il est bon peintre, illusion aux enfants et aux ignorants. (C'est) un charlatan et un imitateur qui jette de la poudre aux yeux» (1).
L'Inquiétante étrangeté: texte dominé par une recherche qui, à aucun moment, ne s'accomplit sans être immédiatement annulée: le travail d'Eros s'y trouve toujours miné en silence par celui des pulsions de mort. Le désir déclaré de Freud est de parvenir à l'unité de sens propre à un concept, celui de l'Unheimliche, qui justifierait l'usage d'un mot déterminé (2). Désir du «propre» qui réduit l'Unheimliche à un cas particulier d'Heimlich en établissant un lien de dérivation génétique entre les deux termes. Désir qui ramène les divers cas d'Unheimlichkeit à un seul: celui produit par le retour de quelque chose de familier qui aurait dû rester caché, secret, ne pas se manifester: ceci