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Un malentendu dont la raison échappe à se laisser cerner à chaque lecture, sauf interprétation — construction (!)… abusive qui tendrait plus à apaiser notre malaise qu'à épuiser l'interrogation ? Un message codé dont la formule secrète de déchiffrage nous serait décidément refusée ?
D'une part en effet, alors que Viderman est le psychanalyste aux qualités d'éminent praticien que nous connaissons et qu'illustrent au demeurant les brillants fragments cliniques de son livre, comment expliquer que nous ne puissions « reconnaître » après plusieurs lectures sa théorisation de cette pratique ? D'autre part, quelle est la visée implicite d'un tour continu d'argumentation en forme de procès non déclaré, de fait mise en accusation subreptice d'un psychanalyste longtemps inconnu qui s'avérerait finalement n'être autre que l'auteur lui-même, selon le texte manifeste ?
Telles ont été nos questions restées en suspens — après la première lecture du livre de Viderman dès sa parution, comme après la dernière, préparatoire au Colloque — aussi bien qu'à l'écoute, dès l'ouverture des débats, des présentations d'analyses critiques de la thèse de l'auteur (introductions de F. Pasche et de J. Chasseguet). Les mêmes critiques globales que nous avaient inspirées nos propres lectures, bien qu'argumentées par une conception différente du processus de la cure, mais que nous n'avions pu nous résoudre à retenir avec sérieux. Elles nous laissaient en effet trop insatisfaits et perplexes car trop strictement appliquées au sens manifeste de l'écrit de Viderman, alors qu'elles ne pouvaient rendre compte ni du paradoxe ci-dessus signalé — entre sa pratique et sa théorie de la pratique —, ni de l'intention secrète constamment sensible tout au long de l'ouvrage, mais toujours innominée.