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Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,
Mes Chers Collègues,
Ce m'est un profond plaisir que de vous accueillir ici aujourd'hui au nom de la Société psychanalytique de Paris que j'ai l'honneur de présider.
Vous souhaiter la bienvenue à Paris et vous exprimer notre espoir en ce que le séjour vous y sera plaisant et les travaux de ce XXVIIIe Congrès à tous égards satisfaisants est une tâche fort agréable à laquelle j'aurais volontiers borné mon propos.
Cependant, il me semble que nous devons à la solidarité, au respect de la pensée de Freud et de ses successeurs — nos prédécesseurs — qui nous lient au sein de l'Association psychanalytique internationale, à l'amitié aussi qui est la nôtre à l'endroit de nos collègues des sociétés étrangères réunis en ce Congrès, de partager avec eux nos satisfactions et nos préoccupations relatives à l'état de la psychanalyse en France en 1973 et à ce que de son avenir nous pouvons supputer ou souhaiter.
Dans les limites du temps qui peut m'être, aujourd'hui, imparti, je ne pourrai d'un sujet aussi vaste et aussi grave tracer qu'une esquisse — alors que, de toute évidence, un tel problème mériterait une étude approfondie et nuancée. Je vous prie donc d'excuser le caractère inévitablement schématique que revêtira mon propos.
En ces seize ans qui séparent le dernier Congrès international tenu à Paris et celui d'aujourd'hui, des changements profonds, peut-être même massifs, marquent l'évolution de la psychanalyse en France