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Insuffisance virile ou féminine, inhibition intellectuelle ou physique, à l'opposé, supériorités toutes-puissantes et affichées, seule la banalité de tels comportements pose la question de ce que chacun de nous préserve ainsi à sa façon, acceptant de le payer d'un prix tant de fois exorbitant.
Pourquoi si peu nous interroger sur ce qui nous permet, si aisément, d'admettre des notions telles celles privilégiant le masculin par rapport à un féminin tout naturellement considéré passif et inférieur ?
Et si peu nous méfier de la facilité avec laquelle nous faisons le mot de castration porteur de nos exigences défensives les plus précieuses, lui accordant tant de significations déformées, dans une tentative toujours renouvelée d'assimilation et de confusion entre la castration, fantasme, et l'absence de pénis, réalité, mais non perte réelle.
Certes, hommes et femmes se présentent en apparence très différemment, les uns montrant et craignant de perdre ce que les autres, ne possédant pas, souhaiteraient plus que tout acquérir, mais ne retrouverait-on pas, toujours, au-delà de la double plainte évidente, une autre différence-égalité, latente, mais combien plus insoutenable ?
Comme si rien n'était perdu sans recours tant que resterait préservée la notion d'une différence où l'un posséderait ce à quoi l'autre aurait dû renoncer…
Et notre attention ainsi sans cesse captée, nous évitons l'accès à de bien lourdes évidences. Plus loin, les rencontres ne se limitent plus guère au sexe, mais c'est le corps, la vie et la mort qui nous guettent…
La femme, dont la préoccupation essentielle semble n'avoir été que ce qu'elle a en moins, découvre qu'il ne s'agit plus alors de manque d'un pénis, instrument externe qui, si longtemps, a occupé toute la place, mais de sentiments et de conflits reliés à ce qui vit en elle, organes génitaux spécifiquement féminins certes, mais surtout corps tout entier, ainsi complet autant que, sans espoir, limité.
Le manque alors perçu n'a plus aucune dimension de r