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Les travaux psychanalytiques de Bergler montrent généralement une certaine rigueur analytique qui en fait la valeur. Or il semble que dans le présent ouvrage on ne retrouve pas cette rigueur. Le titre déjà semble poser un faux problème en évoquant la « responsabilité morale » des parents dans le domaine de l'inconscient alors que par définition celui-ci échappe à la conscience et à la morale.
La psychanalyse a montré depuis longtemps que le Sur-Moi de l'enfant ne se fait pas à l'image des parents réels mais à l'image du « Sur-Moi » de ceux-ci. Et qu'il serait absurde de tenir les parents responsables de leur « Sur-Moi ».
Sans doute le livre de Bergler vise-t-il — apparemment — à réduire les effets d'une culpabilité s'alimentant dans la vulgarisation d'une psychanalyse déformée appliquée à l'éducation. Et cela notamment en Amérique où avait été diffusée une pédagogie du laisser-faire, en partant de l'idée que tout interdit était traumatisant… Révélant par là même une profonde méconnaissance de l'apport psychanalytique qui montre, au contraire, que toute culture naît d'un interdit du désir. Et que de ce point de vue l'attitude trop permissive des parents peut être aussi nocive que l'attitude punitive autoritaire.
L'auteur part du constat analytique que si l'expérience éducative laisse une empreinte sur l'enfant c'est l'expérience telle que l'enfant la voit. Les parents sont impuissants devant l'élaboration inconsciente de l'enfant.
Et en partant de ce constat, et en le privilégiant exclusivement, l'auteur cherche à démontrer que le travail inconscient de l'enfant échappe totalement à l'éducateur. Il en arrive ainsi à nier l'influence des affects inconscients des parents et à plus forte raison l'influence de leur éducation, et même l'influence de l'environnement.
Après avoir rappelé les particularités du désir inconscient chez l'enfant et l'adolescent, Bergler conclut que l'enfant n'agit que dans le cadre de sa seule compréhension et qu'il n'accepte des valeurs parentales q