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Il existe parfois chez les psychanalystes à l'égard des théories de Freud une vraie compulsion de répétition qui comme on le sait peut signifier une manifestation de l'instinct de mort — mort par paralysie de toute créativité dans le mouvement analytique.
Tel n'a pas été le cas dans le XXXIVe Congrès de Psychanalystes de Langues romanes à Madrid. Nos collègues de Madrid, ainsi que René Diatkine, tout en respectant les apports classiques de Freud, ont su maintenir une grande indépendance par rapport à la figure paternelle de Freud, tout en traitant une des matières les plus sacralisées de la psychanalyse. Nos collègues madrilènes, José Rallo, Maria Teresa Ruiz et Carolina Zamora, ont su conserver une grande ouverture d'esprit à l'égard des nouvelles théories sur le rêve. René Diatkine d'un bout à l'autre de son rapport a maintenu une réflexion personnelle sur les phénomènes oniriques, de la façon en même temps décontractée et savante qui lui est habituelle, sans recherche d'originalité mais en l'atteignant finalement.
Je crois que les deux rapports marqueront une époque. Ils devront être étudiés par tous ceux qui dorénavant voudront écrire sur la psychanalyse des rêves. Nous devons nous féliciter et féliciter les rapporteurs que ce Congrès ait eu lieu.
A travers le rapport des collègues de Madrid, nous nous rendons compte que beaucoup de modifications ont été introduites dans la théorie des processus oniriques. Ces modifications sont enregistrées très clairement par nos collègues espagnols et intégrées magistralement dans la théorie générale du rêve. Parmi les aspects inédits qu'ils soulèvent par rapport à l'œuvre de Freud, je soulignerai la fonction traumatolitique, adaptative et d'apprentissage, fonction évolutive et positive des rêves que Freud a, à plusieurs reprises, refusée, en soutenant que le rêve est surtout régressif, fragment de vie psychique infantile qui a été (ou doit être) supplantée. Les rapporteurs espagnols ont pris parti résolument en faveur de la fon