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A notre époque, les problèmes posés par la mouvance des liens entre les représentations de choses et les représentations de mots sont dominés, avec l'intention sous-jacente d'en faire disparaître les énigmes, par ce qu'on appelle les techniques audio-visuelles. Nous remercions et félicitons donc particulièrement nos collègues et amis espagnols d'avoir restitué leurs privilèges à ces temps de la nuit où nous vivons de si étranges aventures. Cependant, avec une subtilité remarquable, les rapporteurs, bien que ne faisant que rappeler des propos de Freud, nous jettent dans une espèce de quiproquo apte à faire réfléchir. Alors que le titre même du rapport indique combien les rêves sont représentatifs de l'unité et de la continuité de la vie psychique, les rapporteurs soulignent l'existence de deux sortes de rêves, ceux qui ont réussi dans leur fonction et qui ne laissent aucune trace consciente et d'autres qui laissent la trace d'un souvenir qui, s'il n'est pas refoulé, peut donner lieu à un récit. Ce souvenir, assimilable de ce fait à un souvenir-écran, est comparé à un symptôme quant à sa structure ; analogie évidente quand un rêve devient symptôme par sa répétition. Pour les auteurs, « les rêves répétitifs, disent-ils, illustrent notre hypothèse selon laquelle le souvenir des rêves peut être un symptôme de l'échec du fonctionnement onirique ». Ce point de vue est d'ailleurs confirmé par des expériences ignorantes des travaux de Freud sur la névrose actuelle, névrose dont la cause justement réside dans l'inachèvement délibéré d'une activité érotique. Les sujets éveillés en phase paradoxale se souviennent de leurs rêves. Ainsi, les rapporteurs nous le précisent, nous travaillons sur des récits de rêves dont la présence même constitue le signe d'un inachèvement, d'un manque qui s'inscrit dans un récit parlé ou écrit. Ce récit contiendrait en lui-même un mouvement vers ce qui n'a pas été atteint — là nous posons la question aux rapporteurs : est-ce cela, peu ou prou, qu'a