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Les Remarques psychanalytiques sur l'autobiographie d'un cas de paranoïa (1) nous permettent d'illustrer deux questions. La première se rapporte à la nécessité rappelée par les auteurs des rapports de bien distinguer dans l'analyse du rêve, le contenu manifeste du contenu latent. La deuxième question a pour objet l'éclairage très stimulant que René Diatkine apporte sur les processus de connaissance.
Les auteurs des deux rapports soulignent justement l'insistance et la continuité avec laquelle Freud établit la différence entre contenu manifeste et contenu latent du rêve. Cette distinction a une valeur théorique fondamentale que nous comprenons en nous référant à la première et à la deuxième topique. Ces considérations théoriques sont liées à la pratique analytique et il peut être discutable à cet égard de se référer à un travail s'appliquant à un écrit. Nous n'entrerons pas ici dans cette discussion que Freud lui-même introduit au début de son étude du cas Schreber.
Dans son interprétation de l'histoire clinique de Jean D. Schreber, Freud, après une première analyse des éléments du délire, en vient rapidement à se lancer à l'aventure, c'est-à-dire à se lancer à la recherche d'éléments liés au délire et qui éclairent celui-ci. Deux rêves vont alors permettre de soutenir l'interprétation que Freud va donner au délire de persécution. Le premier rêve est un rêve répétitif où « il est de nouveau atteint par ses anciens troubles nerveux ». Le deuxième rêve survenu un peu plus tard est en fait présenté comme une idée ou comme une impression du matin, dans un état entre sommeil et veille, « qu'il devait être beau d'être une femme soumise à l'accouplement ». René Diatkine a souligné dans son rapport le problème qui reste posé du rapport du rêve avec le reste de l'activité mentale. On sait que Freud rapporte le contenu manifeste du premier rêve au contenu latent : le désir inconscient de revoir Flechsig. De sorte que le fantasme « qu'il devait être beau d'être une femme soumise