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Les rapports présentés à ce Congrès, dans l'excellence de leur fond et de leur forme, mettent en évidence, avec une force qui entraîne notre conviction, l'aspect unitaire et continu que l'activité onirique donne à la vie psychique, tout autant que l'importance de l'illusion comme facteur de connaissance. Endormi ou éveillé, c'est bien du même qu'il s'agit, toujours recommencé, dans une alternance où seule change la prédominance d'un système sur l'autre ; le même qui forcément se reconnaît en tant que rêveur ou que narrateur du rêve. Que le sujet assume l'une ou l'autre position, la topique est évidemment la même et change seulement la partie du système qui est soumise à la force de l'inconscient ; on pourrait dire aussi que c'est au niveau du préconscient que tout persiste et que c'est dans ce système que l'identité du sujet se perpétue au mieux. La continuité, c'est-à-dire la persistance de l'identité du sujet se fait en réalité grâce au préconscient qui de toute façon est soumis tout autant aux forces extérieures qu'aux pulsions du Ça.
Ces textes nous ont suggéré de nombreuses réflexions dont nous souhaitons seulement rapporter ici quelques-unes ; certaines s'inscrivent directement dans le sens des exposés qui nous sont présentés ; d'autres ne sont contradictions qu'en apparence, pour suivre en fait le même chemin.
1° Il nous est apparu d'abord souhaitable d'insister sur un fait où la clinique analytique nous montre que la réalité et le désir du sujet peuvent arriver à concorder entièrement sans pour autant que le délire apparaisse ; cas où existe comme une accointance entre ce qui se projette dans le rêve en tant que désir et l'impact qui en découle dans la vie quotidienne. Dans ces observations privilégiées, il nous est apparu que l'on pouvait trouver un lien de plus où la discontinuité apparente de la vie onirique est une façon supplémentaire d'entraîner la continuité de la vie psychique.
Ce cas, que l'on rencontre en vérité plus souvent que l'on en parle, est cel