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Je voudrais commencer en remerciant les rapporteurs pour l'information très considérable qu'ils nous ont fournie dans leur travail et pour cette aimable invitation au dialogue qui devient plus pressante aux moments où, peut-être avec trop de délicatesse, ils se posent des questions au lieu d'affirmer. Il y a pourtant des affirmations très nettes dès le début, comme par exemple celle qui concerne leur intérêt constant envers les rêves. C'est parce que je partage pleinement cet intérêt que j'ai été surpris de les entendre parler de la dévalorisation du rôle du rêve dans la théorie et la pratique psychanalytiques. Même si je n'ai pas vécu cette époque, je n'ai constaté que très rarement ce défaut d'intérêt dont Freud lui-même se plaignait à un certain moment. Je crois pourtant que depuis que l'analyse est centrée sur l' « ici » et le « maintenant » de la relation transférentielle, on a vu peut-être diminuer l'intérêt envers le rêve en tant qu'événement qui se passe loin du divan. Mais, comme le disent les rapporteurs, l'intérêt envers le rêve a été relancé non seulement par les psychanalystes mais aussi par les recherches expérimentales sur le rêve et le sommeil.
Que ces expériences neurophysiologiques se vouent à un rétrécissement lamentable sans l'inspiration de la clinique et de la métapsychologie, est hors de discussion. On pourrait en dire autant pour n'importe quelle autre recherche sur le comportement — observation de bébés par exemple. Mais il était temps — après plusieurs dizaines d'années — que cette science dite objective puisse rendre à la psychanalyse quelque chose en reconnaissance pour les contributions métapsychologiques à l'éclaircissement du fonctionnement psychophysique. Et je crois qu'en effet les études expérimentales sur le rêve et surtout sur le sommeil nous fournissent des données que nous ne pouvons pas maintenir à l'écart, dans la considération de problèmes centraux de notre technique et de notre corps de doctrine, comme par exemple ce qui conc