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Merci tout d'abord à notre président et aux organisateurs du Congrès qui, une fois de plus, m'ont invité à être des vôtres. Comme chaque fois, j'ai trouvé beaucoup de richesses à reverser dans ma discipline et à goûter pour elles-mêmes ; sans compter l'amitié, prime de plaisir qui n'est pas un mince surplus.
La question de la neurophysiologie du sommeil et de ses rapports avec la psychanalyse a fait couler un flot d'encre qui fleure toujours la polémique. Attaques, ou non moins irritantes défense et illustration, comme si Freud en avait besoin. Il y a là une extraordinaire floraison de faux problèmes. C'est pourquoi nous devons de la reconnaissance à nos collègues madrilènes qui ont su en donner un compte rendu critique et pertinent avec des indications qui épargneront dans l'avenir beaucoup de temps aux curieux de ces problèmes.
Dans le rapport de Diatkine se trouve une de ces formules dont il a le talent et qui éclairent ce que l'on pressent.
Une certaine articulation avec ce que l'on sait du fonctionnement du système nerveux est nécessaire; sans que pour autant les hypothèses psychanalytiques soient soumises à ce savoir.
René Diatkine ne se doute pas qu'il est le responsable, innocent, de mon intrusion à cette tribune, dont je ne ferai pas une chaire. Cette intervention ne sera ni un discours ni un prêche.
Ce que j'ai à dire résulte de l'observation directe des désordres du sommeil de l'enfant, pris sur le vif d'une fonction en train de se faire.
Ce faisant je pointerai quelques notations déduites de travaux antérieurs (1) (2) et de l'étude faite en compagnie de Michel Fain et Michel Soulé (3).
Résumons-nous ainsi.
1) Comme l'on sait, le corps est le lieu et le moyen par lesquels le nourrisson, saisi dans un conflit, exprime son malaise.
L'expression somatique révèle chez les nourrissons l'altération d'une fonction fondamentale.