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Nous désirons exprimer nos sentiments de gratitude à tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, par leur présence ou leurs apports, ont enrichi ce premier Congrès de Psychanalyse à Madrid.
Notre but principal était de souligner à nouveau l'intérêt que tous les analystes portent aux rêves, cœur de la théorie et de la pratique de notre discipline ; nous espérons l'avoir atteint.
Nous remercions plus particulièrement ceux de nos collègues qui se sont référés directement à notre rapport et c'est à eux que nous allons maintenant nous adresser.
Dr P. Luzès.
Nous avons été très touchés par ce qu'a dit le Dr P. Luzès de notre rapport.
Mais à propos du symbolisme, nous préciserons que Freud déjà donne tout autant d'exemples nets de symboles ayant trait à l'oralité et à l'analité qu'à l'agressivité ; il prête aussi attention à la symbolisation des fonctions de l'appareil psychique : qu'on se rappelle sa discussion des théories de Silberer. Il ne méconnaît pas non plus les relations existant entre les objets internes dans les rêves. L' « égoïsme » du Moi du rêveur et la projection du Moi et des parties du Moi dans les objets du rêve manifeste est un fait que Freud reconnaît à maintes reprises ; nous l'avons nous-mêmes illustré en commentant les dessins préparatoires de la gravure des Caprices de Goya.
S'il est vrai que le terme de relation d'objet n'est qu'occasionnellement utilisé par Freud (cf. Deuil et mélancolie), il est inexact de penser qu'il l'ignorait. Il serait plus juste de dire qu'il ne faisait pas partie de son appareil conceptuel. Dans les Trois essais sur la théorie de la sexualité, il parle clairement des relations mutuelles entre les objets internes.
Nous nous proposons d'étudier attentivement l'apport très intéressant du Dr P. Luzès concernant les idées de Bion sur les rêves.