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Trois communications fort intéressantes nous ont été présentées :
M. Garcia Barroso (Paris), Essai psychanalytique sur : La vie est un songe de Calderón de la Barca.
J. Bea (Barcelone), Relations entre les rêves, le Surmoi et l'Idéal du Moi dans la relation analytique.
Mme E. Torras de Bea (Barcelone), Les rêves comme test projectif.
L'abondance et la densité des sujets présentés nous ont fait paraître trop courtes les deux heures consacrées à ce groupe dit « de discussion » et ont malheureusement réduit à fort peu de chose la discussion proprement dite.
1) M. Garcia Barroso, dans un très bel exposé plein de poésie et d'insight psychanalytique, a comparé les destins respectifs d'Œdipe et de Sigismund, le héros de Calderón.
Tous deux ont été écartés de leur royal destin dès leur naissance et ce, à la faveur d'une prémonition — donc d'une manière de songe —, prémonition que le déchaînement des éléments naturels et la mort de sa mère en couches ont rendue particulièrement impressionnante en ce qui concerne Sigismund.
Là cependant s'arrêtent les similitudes, du moins en ce qui concerne tant l'attitude des parents ou substituts parentaux, qu'en ce qui concerne la structure psychique et l'évolution des héros.
En effet, Laïos ne se préoccupe plus jamais de ce fils qu'il a voulu faire disparaître, tandis que Basile, père de Sigismund, cherche à éprouver le destin tragique prédit tant à lui-même qu'à son fils, avant de rendre la captivité de ce dernier définitive : c'est le retour de Sigismund endormi au palais, où lui est révélé le mystère de sa naissance — mystère qu'Œdipe ignorera jusqu'à ce que tout soit consommé.