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Qu'est-ce que vous admirez ?
Qu'est-ce qui vous étonne ?
Ne savez-vous pas que mon Maître a été un
[songe ?
Ce n'est pas Freud qui est l'auteur de ces pensées. Il a fait peut-être mieux que cela, il les a incarnées et il a écrit L'interprétation des rêves.
Encore fallait-il prendre les rêves au sérieux et ainsi entrouvrir les portes qui protègent le secret le mieux gardé qui soit : l'inconscient ; les rêves étant la voie royale qui y conduit.
Je ne veux pas m'attarder à inventorier tout ce que l'auto-analyse de Freud et la psychanalyse en général doivent à l'étude de « ses » rêves ; (par ailleurs, à la rentrée des grandes vacances, un livre de Didier Anzieu sur les rêves de Freud nous attend chez le libraire).
Cette citation : « Ne savez-vous pas que mon Maître a été un songe ? », à laquelle vient s'ajouter « Et dans le monde, en conclusion, tout le monde rêve ce qu'il est mais personne ne le sait », nous place au cœur de la problématique de l'inconscient, « l'autre scène », dans les rapports intersystémiques de la première topique, et annonce la théorie du devenir conscient. De même, quand Sigismund s'exclame : « Et l'expérience m'apprend que l'homme qui vit rêve ce qu'il est, jusqu'au moment où il se réveille » (2), il nous pose le problème de la position du rêveur par rapport à son rêve (3), celui de la résistance et du caractère trompeur de la conscience dont l'impérialisme rationaliste-objectivant a rendu nécessaire le procédé technique que l'on sait. L'interprétation étant une sorte de « koan », une rupture dans le discours conscient pour faire apparaître entre les mots, dans les mots autre chose que ce que le Moi conscient avait voulu nous faire entendre. Bref, si ces vers ont une aussi grande résonance pour une oreille psychanalytique, c'est qu'entre Freud et l'auteur de