You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'étude des rêves comme matériel projectif nous offre une possibilité de connaître, confirmer ou approfondir, d'une manière nuancée, les aspects de la structure mentale du patient, du diagnostic, du type des angoisses prédominantes ou qui, à un moment donné, prédominent et des mécanismes employés pour y faire face. Elle nous montre, également, quelquefois avec des détails, et à des niveaux différents, le type de relation d'objet qu'établit le patient, son évolution dans l'analyse et les organisations successives qui s'y développent tout au long.
Ainsi que nous le savons, Freud considéra les rêves comme la réalisation déguisée d'un désir réprimé (1). Il nuança, plus tard, cette affirmation en les définissant comme un « essai » de réaliser un désir (2).
Il étudia les rêves comme des produits de l'esprit et les considéra comme une forme particulière de la pensée, appartenant au processus primaire et à la pensée concrète de l'enfant qui se manifeste, principalement en images. Il leur attribue un caractère de formation transactionnelle qui sert au double but de préserver le sommeil et de permettre qu'une pulsion instinctive réprimée obtienne un certain type de satisfaction, sous la forme de réalisation hallucinatoire. Dans Ma vie et la psychanalyse (1925), il dit : « Les rêves se construisent comme un symptôme névrotique : ce sont les transactions entre les demandes d'une pulsion réprimée et la résistance d'une force de censure dans le Moi » (3).
A un autre moment Freud définit le rêve comme une réaction face à « tout ce qui est simultanément présent dans l'esprit qui dort comme matériel actif à ce moment-là » (4). Le rêve est donc l'expression d'un équilibre qui s'établit au service de la fonction de dormir entre le « matériel actif » (pulsions instinctuelles réprimées, frustration, angoisse, affects, etc.) et les mécanismes de défense ou les mesures (censure) qui sont prises en relation avec lui.
Il considéra que les « affects » dans les rêves constituaient un