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En psychanalyse il exista dès le début un lien organique (Junktim) entre la thérapeutique et la recherche; la connaissance apportait le succès, l'on ne pouvait traiter sans apprendre du nouveau, l'on ne trouvait aucun éclaircissement sans en constater l'effet curatif. Notre procédé analytique est le seul où cette précieuse convergence se vérifie.
A partir de cette citation de Freud, déduirons-nous que tout changement apporté dans l'économie subjective par la cure psychanalytique soit solidaire d'un progrès dans la connaissance théorique? Cela reviendrait à exiger de celle-ci un remaniement sans cesse renouvelé afin de maintenir l'efficacité de son application. A défaut, comprendrons-nous qu'il faille redécouvrir la théorie psychanalytique avec chaque cas? Ce serait la lier à un empirisme impénitent. Ou encore admettrons-nous que la conjonction entre découverte et impact clinique ayant produit son plein effet une fois pour toutes à l'occasion du prototype freudien, par la suite les voies de la technique et de la théorie se différencient à nouveau? Pourtant, même si le succès ne dépend pas obligatoirement d'un perfectionnement théorique, nous savons bien que la solution de difficultés inédites entraîne toujours soit la redécouverte d'un point de doctrine négligé, soit une réelle avance dans la connaissance générale. Tant il est vrai que prise de conscience et connaissance « à l'état naissant » vont de pair.
En psychanalyse plus que partout, le savoir s'acquiert contre une résistance. Cette condition domine les perspectives d'avenir de notre