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1. « Difficile est satiram non scribere. »
2. « Nous ne dénonçons pas ce que la psychanalyse d'aujourd'hui a d'anti-freudien car en cela il faut lui savoir gré d'avoir mis bas le masque. »
Lorsque Michel de M'Uzan m'offrit de collaborer au numéro de la revue consacré à L'avenir de la psychanalyse, je lui proposai le titre dont le lecteur vient de prendre connaissance. A vrai dire, je venais de terminer le livre de Joseph Wortis, intitulé Psychanalyse à Vienne 1934. Notes sur mon analyse avec Freud (1). Cette lecture m'avait amenée, une fois de plus, à remuer un certain nombre de pensées plus ou moins sombres quant à la psychanalyse d'aujourd'hui, quant à l'attitude d'une partie des psychanalystes à l'égard du fondateur de notre discipline, à ses effets sur le développement de la psychanalyse, aux aspects de ce développement en tant qu'il s'insère dans l'ensemble des phénomènes socio-culturels de notre temps et à réfléchir sur mes propres sentiments vis-à-vis de Freud et de la science qu'il nous a léguée, en allant, autant que possible, jusqu'à leurs racines inconscientes.
Il se trouve que j'ai eu depuis l'occasion d'assister à une manifestation sur « le discours psychanalytique » qui a confirmé mes intuitions premières au-delà de mes espérances ou de ma désespérance, selon que je me place du point de vue de mon fonctionnement mental ou du destin de la psychanalyse. Car ici la réalité dépasse la fiction…
J'assure le lecteur que ce que j'en dirai ne sera que la reprise, aussi fidèle que possible, des propos que j'y ai tenus. Il me serait en effet