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En lisant le livre de George Orwell, 1984 (1), et au fur et à mesure qu'on se projette dans le texte, les problèmes personnels aidant (…), nous découvrons des analogies surprenantes entre une société psychanalytique fictive mais possible et une société politique fictive mais possible telle qu'elle a été décrite dans le monde orwellien.
Les événements ont démenti les prophéties de cet auteur qui en 1950 (date de la parution de son livre) dénonçait le totalitarisme absolu provoqué par la réduction de la pensée et du langage.
Certes, il s'agissait d'une perspective fictive et asymptotique, perspective tout de même virtuelle, qui pourrait attirer n'importe quel système détenant le pouvoir ou le droit de contrôler la vie individuelle (et en particulier affective) du sujet; système qui contraindrait l'homme à obéir et surtout à aimer Big Brother (1).
Dans ce sens l'angoisse d'alarme d'Orwell fut prémonitoire et toute angoisse d'alarme est salutaire lorsque, devant cette panique, nous ne nous destructurons pas en choisissant le chemin des régressions confortables, simplistes et aveuglantes.
Le tout est, peut-être, de savoir trouver un degré ou une dose de structuration pour qu'elle puisse s'offrir comme un contenant de liberté plutôt que comme un système ou espace clos.
Peut-être, à mon sens, cela est une question de mots, de jeu de mots, une ruse ulysséenne flexible (2).
Autrement dit cette structuration peut se trouver dans la liberté polydimensionnelle qu'offre le langage avec ses possibilités infinies