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La littérature psychanalytique comporte de nombreuses références sur le transfert ; dans l'ouvrage de Neyraut, on ne devra pas chercher le recensement de ce qui a été écrit avant lui sur ce sujet. Sa lecture n'est pas aisée et mon intention n'est pas de la faciliter par un résumé qui en dessécherait le mouvement et les hypothèses.
L'opposition contrapuntique entre le contre-transfert et le transfert définit l'espace de la situation analytique et leur lien est assuré par la pensée inconsciente, telle est la thèse que défend Neyraut qui commence pourtant par le bout du chemin où on ne l'attend pas, c'est-à-dire par le contre-transfert. En effet le repérage du transfert est survenu dans un temps historique du développement de la théorie psychanalytique, ce qui implique la pensée analytique et l'analyste, en l'espèce Sigmund Freud. Ce contexte constitue pour l'auteur la première approche du contre-transfert.
Dans son acception restreinte, mais claire, le contre-transfert apparaît après le transfert et en est la conséquence. Il est réactionnel. Mais l'auteur envisage une théorie extensive qui fait ressortir du contre-transfert tout ce qui appartient à l'analyste : ses idées, ses fantasmes, et aussi ses interprétations comme ses actions ou ses « ré-actions ». Dans ce sens il connote bien la situation analytique et il est une réponse de l'analyste aux sollicitations internes qu'elle détermine chez lui. Parce que la situation analytique s'instaure à partir d'une demande, tout ce qui relève de l'analyste, sur le registre du vécu, du pensé, de l'agi spécifie le contre-transfert chez l'analyste comme la situation psychanalytique qui s'inscrit nécessairement comme une réponse. La pensée psychanalytique est issue de la situation psychanalytique et dévoile aussi la personne (ou le contre-transfert) du psychanalyste, insatisfait qu'il est des limites où cette situation l'enferme et le contraint.
Cette affirmation très générale pousse l'auteur à admettre que la pratique de l'analyse e