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Jacques Gendrot était né à Rennes le 9 octobre 1913, d'une famille de petite bourgeoisie. C'est à Rennes qu'il fit ses études secondaires et qu'il commença la médecine. Il y fut nommé externe des hôpitaux en 1937. Mais déjà sa vocation psychiatrique était née, au cours de son année de philosophie, par une décision instantanée : il avait lu que Ravel fut atteint d'une incapacité d'écrire la musique et qu'un psychiatre le guérit. Cette anecdote illustre la rencontre de ses deux vocations, car il envisagea un moment de se consacrer à la musique. Il interrompit même un an ses études de médecine pour ne faire que du piano. La musique, la Bretagne, la psychiatrie, ce furent les trois constantes de sa vie.
Il vint à Paris parce qu'un poste était proposé à la Maison de Santé de la Malmaison, en 1939. Ainsi put-il préparer l'Internat de la Seine, où il fut provisoire en 1940 (chez Brousseau), puis titulaire en 1941. Tout son internat se passa à Sainte-Anne : Genil-Perrin, Guiraud, Delay et Bessière furent ses chefs de service successifs. En 1945-1946, il participa avec la 2e D.B. à la campagne d'Alsace et d'Allemagne, d'où il revint avec deux citations. Il fut ensuite chef de clinique de Delay, avec qui il signa une dizaine de publications, la plupart avec Digo. C'est pendant ce long séjour à Sainte-Anne qu'il rencontra la psychanalyse. Analysé par Leuba, puis par Nacht, il se lia d'amitié avec Mallet et Renard, et fit avec eux partie du groupe qui a gravité autour de F. Pasche.
Ces années d'apprentissage se terminaient donc en 1947. A cette date il s'installa à Saint-Cloud, devint psychiatre de l'hôpital de cette ville, puis à la