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Le très intéressant rapport de C. David nous avait, dans un premier temps, incités à intervenir dans trois directions diverses :
La différence, voire la discordance, entre la bisexualité psychique et la bisexualité biologique, offrent un terrain privilégié pour une réflexion approfondie sur les rapports entre les fondements biologiques et le fonctionnement de l'appareil psychique. Problème d'importance majeure dans le développement de la connaissance psychanalytique, dont, au demeurant, l'intérêt que Freud n'a cessé d'y attacher témoigne abondamment. Cependant le développement qu'une telle réflexion entraîne nous a semblé déborder largement le cadre d'une communication limitée, comme il sied, dans le temps.
Les difficultés spécifiques de l'identification féminine chez les hommes renvoient certes au « roc biologique » évoqué par Freud dans Analyse terminée, analyse interminable et à l'organisation de la sexualité masculine. Et nous aurions aimé l'étudier à la lumière particulière qui nous en est apparue tout au long de notre expérience, non seulement avec nos patients mais aussi avec les analystes en formation au cours du travail de supervision.
Là encore, le cadre d'une communication nous a paru inadéquat à l'exposé de nos idées en la matière et nous nous sommes donc résolus à opter pour :
Une intervention, modestement clinique, concernant le « mésusage » de la bisexualité psychique qui viendrait s'inscrire en contrepoint au « bon usage » qui nous, en a été présenté.
Ce mésusage est sous-jacent à un certain nombre d'organisations psychiques qui confinent à, ou peuvent être considérées comme relevant de l'ordre de psychoses diverses, même si elles n'en offrent pas le flamboyant visage, qui serait par exemple celui du Président Schreber ou encore le transsexualisme.
Déjà dans notre recherche sur l'anorexie mentale, de même qu'il y a fort longtemps dans le travail de l'un de nous relatif aux troubles de l'identité chez les adolescents, il nous a été donné de mettre en lumièr