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My brain I'll prove the female to my soul
My soul the father
J'aimerais reprendre deux idées que La bisexualité psychique de C. David met en lumière. La première dit sa prise de position à l'égard du problème : « On aura ainsi nettement perçu que mon intention dominante au cours de ce travail consiste à approcher le thème de la bisexualité psychique selon la complexité de l'organisation psychosexuelle interne, avec ses conséquences sur les relations inter-et intrasubjectives, beaucoup plus que selon la perspective dialectique où la bisexualité se définit par rapport à la différence des sexes. » Il y a là un effort de décentrement du problème, d'élargissement de celui-ci et d'intégration de la bisexualité dans ce qui se situerait, en principe, en dehors d'elle. La deuxième idée est relative à l'idée d'un processus de bisexualisation, dont C. David fait remonter la source jusqu'aux étapes préœdipiennes de la sexualité. Ainsi se trouvent précisées les coordonnées de la question selon un axe synchronique et un axe diachronique. Les réflexions que m'inspireront ces deux directions de pensée tenteront de poursuivre et si possible de dépasser les opinions que j'ai déjà émises en la matière (1). Je ne les rappellerai pas pour ne pas me répéter, mais je serai vraisemblablement conduit, à certains moments, à m'avancer sur des points très hypothétiques.
Cependant, avant d'entrer dans le vif du sujet, nous savons que nous ne pouvons contourner la critique idéologique de Freud. Cette critique est, de nos jours, assez radicale. Si radicale qu'elle soit, elle s'arrête le plus souvent à l'analyse des préjugés sur la masculinité et la féminité, qu'on les attribue à la personnalité de Freud ou à la morale de son temps. Il faut à mon avis « dépersonnaliser » ce débat et insérer l'ensemble des critiques adressées à Freud dans un cadre de référence plus global. Ce cadre appartient bien à l'horizon culturel de Freud, horizon dont il repoussa les limites jusqu'à un ce