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Je dois d'abord des excuses à Ch. David pour avoir été en partie responsable de ses insomnies et de ses cauchemars par la seule annonce du titre de ma communication, bien que je ne sache auquel des « XVIII Louis » de ses comptages nocturnes et diurnes il me voue.
Mais je ne doute pas que Ch. David n'ait retrouvé un doux sommeil, à constater le merveilleux rêve éthéré, dans lequel m'a plongé l'écoute de son brillant exposé oral et l'aisance de ses défenses « tous azimuts » contre les critiques non encore advenues. Je reste encore ébloui par le rétablissement de virtuose qu'il a ainsi réussi devant nous, ébahi aussi qu'il ait pu de la sorte se trouver finalement en position d'avoir à se disculper d'être… moniste ! Assurément il fallait le faire, comme l'on dit ! A tel point sous le charme, que je me demandais si ma communication avait encore son objet ! Avais-je bien lu son rapport ? L'avais-je bien « entendu » ? Au point donc de vérifier mon entendement en me rapportant hier soir au texte de ce rapport. Dès lors s'est aussitôt dissipé le rêve du matin, qui devant les réalités de l'écrit m'est apparu comme rêve chauve-souris…
Ch. David qui es-tu ? Il semble bien, effectivement selon sa formule, qu'il se veuille : « insaisissable entre deux ». Son exposé oral a montré tous les avantages de cette position. Mais les réalités de son texte écrit m'ont convaincu de ses inconvénients, et donc de l'opportunité de maintenir ma communication sans changement.
Je dois au préalable vous exprimer mes regrets, ainsi qu'aux président et secrétaires scientifiques, d'être contraint de lire mon texte et de n'avoir pu le raccourcir davantage, dans la mesure où cette communication repose sur une analyse directe du rapport et de ce fait est très difficile à résumer.
Elle se trouve même plus longue, comme vous le constatez, par le fait que Ch. David a bien voulu me faire l'honneur de me répondre avant de m'entendre, en raison de la place de choix qu'il m'a fait occuper dans ses nuits.
J'en viens