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Parmi les nombreux mérites de son travail, avec lequel nous nous sentons très largement en accord, C. David a eu le courage d'indiquer avec clarté et vigueur deux des points sur lesquels nous pensons, avec lui, que doit être complété ou corrigé ce que Freud nous a légué avec le concept de bisexualité en psychanalyse — et il nous a semblé que, dans son ensemble, le Congrès partageait l'avis du rapporteur.
Le premier de ces points est l'abandon définitif de la caution du biologique en faveur d'une conception essentiellement psychique de la bisexualité humaine dans le domaine qui est le nôtre, celui de la connaissance de l'inconscient. Ce dont Freud parlait dans Analyse terminée et analyse interminable comme le « roc du biologique », constitué par l'envie du pénis chez la femme et le refus de la passivité-féminité chez l'homme, apparaît en effet sous un jour tout différent si on le considère comme le roc de la résistance à l'intégration de la bisexualité psychique — basé sur la rigidité défensive du clivage entre les parties masculine et féminine de la personnalité.
Le second point est celui que souligne à plusieurs reprises C. David d'une « méconnaissance voire d'une répudiation de la féminité » dans les théories sexuelles de Freud.
Ces deux points n'en font, d'ailleurs, peut-être qu'un seul, puisque Freud déclare dans l'article évoqué plus haut que l'envie du pénis chez la femme et le refus de la féminité chez l'homme présentent, outre l'angoisse de castration, une autre base commune : « la répudiation de la féminité ».
Ainsi, C. David :
Situe le concept de bisexualité en psychanalyse : c'est une bisexualité psychique, quelles que soient par ailleurs, ses bases constitutionnelles ;
Il le précise en dénonçant, en accord avec de nombreux auteurs les confusions terminologiques, par exemple avec les termes d'hermaphrodisme et d'homosexualité. Le critère, en effet, est un critère structural, car la bisexualité psychique tend vers l'intégration et la « médiation », tandis que l'