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Après le rapport de Christian David, il n'est plus possible de dater l'identité psychosexuelle à partir de la résolution de l'Œdipe et de ses processus d'identification croisée. Et c'est bien en effet comme déstructurante et néo-structurante que nous devons envisager la castration, la castration et aussi la mort que nous allons retrouver combinées, soit pour dissocier la bisexualité précoce, soit au contraire pour la reconstituer par fuite devant un des sexes. Quand je parle de la combinaison de la castration et de la mort, j'entends les cas où leur conjonction va dans le même sens, mais aussi les cas où elles vont se trouver disjointes. Nous arrivons ainsi à différents « cas de figure », significatifs des différentes possibilités d'une combinatoire, faite d'oppositions et de paradoxes, que je voudrais illustrer ici.
Nous verrons donc ainsi successivement :
— Dans le fétichisme : la féminité rejetée par le déni de la castration et de la mort.
— Dans l'érection phallique : la féminité et la mort repoussées par l'érection d'un phallus.
— Dans Lucky Luke, le héros : la féminité et la mort clivées et projetées.
— Dans Porporino : la bisexualité retrouvée grâce à la castration.
— Dans le suicide, ersatz de la petite mort : la bisexualité et la mort agies contre la féminité.
— Devant la mort de l'objet : la bisexualité surgie face à la mort et à la castration.
Examinons de plus près et articulons entre eux surtout, ces différents cas de figure :