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Christoph Johann Haizmann, né à Traunstein (Bayern) en 1652, était peintre de sa profession. En 1677, à l'âge de 25 ans, il exerça son métier dans un château situé à Pottenbrunn, Nieder-Österreich (1). Le 29 août 1677, pendant la messe dominicale, il fut pris de convulsions d'une extrême violence. Interrogé par le Praefectus Dominii, il avoua qu'il avait — naguère — conclu un pacte avec le diable. Un premier texte de ce pacte avait été écrit à l'encre en 1668, un second texte avait-été écrit de son propre sang en 1669. Le pacte avec le diable allait venir à expiration d'ici quelques jours, à savoir le 24 septembre 1677. Pour échapper à cette échéance fatale, le peintre fut amené d'urgence à Mariazell, lieu de pèlerinage fort renommé. Haizmann y fut exorcisé pendant trois nuits consécutives ; la troisième nuit le diable lui apparut sous la forme d'un dragon et lui rendit le pacte écrit au sang. C'était durant la nuit du 8 septembre, fête de la Nativité de la Sainte Vierge et en même temps fête patronale de Mariazell. Le miracle était grand, et Haizmann, heureux de sa libération, se rendit à Vienne où il demeura avec sa sœur et son beau-frère. Mais la paix retrouvée se révéla de bien courte durée. Dès le 11 octobre, les attaques du démon reprennent, attaques que Haizmann décrit dans un journal en même temps qu'il fait une série de peintures — huit figures de diable et un triptyque — relatant ses rencontres avec le diable, la conclusion du pacte, et la restitution de celui-ci. Les nouvelles difficultés sont attribuées au fait que le diable détient encore le texte écrit à l'encre, et il n'y a donc pour Haizmann aucune autre solution que de retourner à Mariazell pour y récupérer ce document. Le peintre s'y rend de nouveau en emportant avec lui son journal et ses peintures et il y est derechef soumis à une série d'exorcismes. Ceux-ci sont à leur tour couronnés de succès puisque le 9 mai 1678 le diable lui rend le pacte écrit à l'encre en le jetant, déchiré en quatre morce