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Puisque C. David, dans sa présentation verbale, nous a fait part de ses rêves à propos des titres de certaines interventions préparées en vue de ce Congrès, je voudrais lui dire combien son important rapport m'a fait moi-même fantasmer, ce dont je lui suis particulièrement reconnaissant. Mes propres chaînes associatives ne sont d'ailleurs pas demeurées simplement fixées à son texte, elles ont également suivi le courant de plusieurs des perspectives dégagées parses développements ; et il me semble que c'est aussi à ce degré d'ouverture qu'il convient de mesurer la bonne efficience d'un rapport.
Sans vouloir en cela me limiter à flatter C. David, je tiens cependant à lui exprimer ma conviction que la plupart des réactions éprouvées par nombre d'entre nous, contradictoirement à tel ou tel aspect focalisé de son rapport, ne font en réalité qu'ajouter des points de vue complémentaires à ce qui est contenu dans son travail.
Certaines interventions prolongent ou élargissent les idées de C. David, d'autres relient ces mêmes idées aux représentations les plus archaïques dans la direction du code génétique originel et de l'unicité fondamentale. Pour chacun, la notion de bisexualité évoque le désir de complémentarité et du même coup la déception éprouvée devant l'inéluctable incomplétude ; l'hallucination d'un « autre », semblable et différent, étrange et familier, se présente comme inhérente au début même de toute vie individuelle, à un carrefour asymptotique de l'économie pulsionnelle où il n'est pas davantage facile de distinguer le moment de la séparation entre unicité et dualité que le moment de la séparation entre zéro et unité. Les séquelles de cette angoissante période de violence et de confusion colorent toute l'évolution psychogénétique ultérieure, même dans les lignées évolutives les moins pathologiques (et à plus forte raison encore dans les autres lignées).
Je suis persuadé en effet que toutes les idées ou les images bien incomplètes que nous nous faisons, pour notre